Expérience #4 : La demi pension, rêve ou réalité ?

Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel article en ce dimanche ensoleillé ! Comment ça je n’écris pas mes articles en avance ? Et bien pas toujours ! Et celui-là ne fait pas exception. J’ai mis du temps à me décider sur le thème de cet article pour aujourd’hui… J’aurais pu mettre mon grain de sel suite à la polémique de la couverture d’un grand magazine équestre mais je souhaite prendre un peu de recul avant de t’en parler vraiment. Et du coup, je vais te parler de complètement autre chose, la demi pension !

La demi pension, ça peut être le rêve ou le cauchemar. Que l’on soit propriétaire ou demi pensionnaire, les deux côtés ne sont pas évident et parfois, il arrive que l’on ne se comprenne pas. Aujourd’hui, je vais te parler de mon expérience en matière de demi pension. L’article sera découpé en fonction de ces différentes expériences pour terminer sur une conclusion toute nouvelle de mon point de vue depuis que je suis propriétaire.

La demi pension en club

Ma première expérience en demi pension était avec un cheval de club, une certaine June, ponette D, grise, rodée à son métier de cheval de club. À cette époque, je devais avoir 21 ou 22 ans, mes études me prenait beaucoup de temps mais je voulais renouer avec les chevaux. Je suis donc partie sur la demi pension en club, pour que ça soit plus simple pour moi et pour la monture aussi. Et ça n’a pas duré très longtemps. Je pouvais m’occuper de June deux fois par semaine, en accord avec son planning de monte. J’étais toute euphorique de gérer mes deux séances par semaine. Je ne voulais pas monter tout le temps, je voulais essayer le travail à pied, les balades en main et tout ce qu’on fait pas en cours. Au début, ça allait et puis rapidement, je me suis aperçue que June n’était pas très motivée et malgré les séances variées, elle n’avait pas cette petite étincelle d’être avec moi. Du coup, je n’ai pas forcé et j’ai rapidement mis fin à cette demi pension. Mais j’ai relativisé, je savais qu’à côté, elle continuait ses heures de cours et elle était plutôt résignée qu’ennuyée.

Cette première expérience était nécessaire et aujourd’hui encore, je ne la regrette pas. Elle m’a permise de comprendre que le club, très peu pour moi. J’ai toujours un peu de mal avec la façon dont sont traités les chevaux, cependant, elle ne manquait de rien et était « bien » dans sa tête.

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La demi pension avec propriétaire (1)

Après quelques mois difficiles avec mes études, j’ai enfin trouvé un rythme plus optimal et mes cours me permettent d’enfin envisager de renouer avec les chevaux. Je n’avais pas cours le mardi matin il me semble et du coup, j’avais le temps de m’occuper d’une nouvelle monture. Devenir propriétaire à mon tour me titillait mais je savais que financièrement ce n’était pas possible. Du coup, je me suis tournée vers la demi pension avec propriétaire.

Après quelques semaines de recherche, je trouve une petite ponette dont la propriétaire cherche un tiers de pension. Je me dis pourquoi pas, puisque je n’ai que le mardi et un jour dans le week-end à octroyer à cette nouvelle aventure. Après un essai monté et quelques séances à deux, me voilà à nouveau demi pensionnaire. Ça se passe bien, on apprend à se connaître et petit à petit les choses évoluent. Puis finalement, ce sont mes études qui m’ont rattrapées et je n’ai pas pu continuer ce tiers de pension qui me plaisait bien finalement. On fonctionnait très bien à trois et c’était vraiment une bonne expérience.

J’ai adoré cette demi pension, c’était vraiment de cette façon que je voyais les choses. On s’écrivait à chaque fin de séance pour expliquer ce qu’on avait fait et parfois on se retrouvait le week-end, c’était top !

La demi pension avec propriétaire (2)

Car jamais deux sans trois… ! J’ai ensuite quitté la région parisienne pour m’installer entre Nantes et Angers puis finalement Angers. J’ai trouvé un travail stable et du coup, je voulais me remettre en selle avec un projet d’avoir mon propre cheval l’année d’après. Me voilà à la recherche d’une nouvelle demi pension, que je trouve assez rapidement également. On fait deux séances d’essai et ça se passe bien, moi je voulais principalement travailler à pied, la proprio voulait plutôt le monter du coup, ça collait bien au rythme du cheval. On s’arrangeait les dimanche pour savoir quels jours de la semaine j’allais le voir et ce que je travaillais. Bon, au départ ça allait, puis la propriétaire est partie une semaine en vacances, me laissant son cheval pour que je m’en occupe. Très bien, ça m’allait bien. Et puis elle est rentrée de vacances et m’a dit qu’elle allait changer d’écurie. Bien, je la suis, ça ne fait pas plus loin pour moi, et comme je commence à bien m’entendre avec son cheval, je décide de garder la DP. Je l’aide pour tout le déménagement et même le jour où elle déménage son cheval, en van. On reprend nos « habitudes » mais la mentalité de cette nouvelle écurie ne me plait pas plus que ça et rapidement, ça a débordé…

Quelques semaines après le changement d’écurie, la propriétaire met fin au contrat qui nous liait sans respecter le prévis et me demande de venir récupérer mes affaires le jour suivant. J’ai voulu comprendre ce qu’il s’était passé, pourquoi, alors que ça allait bien, elle décide de mettre fin à notre contrat. En vain. Et je n’ai jamais su pourquoi. Elle m’a simplement dit que « des gens m’ont vu entrainer son cheval et que je faisait n’importe quoi ». Ah les « on dit », franchement, ça ne m’avait pas manqué. J’avais rapidement compris que dans cette nouvelle écurie, ma façon de travailler et d’être ne plaisait pas. Mais est-ce suffisant pour aller cracher dans mon dos ? Sans même me dire là où j’aurais pu me tromper ? Je suis pourtant ouverte à la discussion et à la critique, à partir du moment où elle est constructive. Je ne te cache pas que cette nouvelle déception m’a vacciné pour la suite : plus jamais de demi pension.

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Finalement, la demi pension…

Ce n’est pas pour moi. Aujourd’hui, en tant que propriétaire, je peux comprendre l’intérêt d’avoir une demi pension sur son cheval. Mais personnellement, je ne ferai pas de demi pension sur mon cheval et je ne prendrai plus de demi pension sur le cheval de quelqu’un d’autre. Pourquoi ? Car nous sommes tous différents et en un sens, tant mieux, mais malheureusement, c’est trop compliqué de fonctionner avec des personnes qui ne cherchent pas à te comprendre un minimum.

Pour moi, la demi pension, c’est l’échange, c’est la possibilité d’apprendre de nouvelles manières de travailler, de tester de nouvelles choses. Encore une fois, on a le droit de ne pas être d’accord, mais on peut discuter, au lieu de se braquer et de se fermer à l’autre. Aujourd’hui, ma confiance envers les autres est tellement limitée que seulement quelques personnes pourraient s’occuper de mon cheval. Et c’est dommage d’en arriver là. De se méfier des autres, plutôt que de chercher à les comprendre.

Après, je comprends celles et ceux qui ont des demi pension et j’espère que ça leur convient. Que l’équilibre est trouvé entre les humains et la monture. Et le principal, c’est de trouver ce qu’il te convient à toi et à ton cheval et que tout le monde y trouve son compte 🙂

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9 réflexions sur “Expérience #4 : La demi pension, rêve ou réalité ?

  1. Il ne faut jamais dire jamais, qui sait, sdans quelques années tu chercheras peut-être une dp pour ton Loulou 😂
    Mais en vrai je te comprends, confier son cheval c’est compliqué. J’ai une dp sur Jas qui est arrivée alors que je ne la cherchais même pas, et c’est top. Mais c’est une cavalière que je connaissais déjà, qui connaissais la jument, et aussi j’ai confiance en elles deux pour que ça se passe bien.
    Par contre, aujourd’hui je ne suis pas du tout prête à confier First comme ça à qui que ce soit, en dp ou même au travail. Alors c’est clair, la dp c’est quelque chose d’unique, qui dépend de plein de choses et ne convient pas à tous, mais parfois on peut en retirer beaucoup de positif 😊

    Aimé par 2 personnes

    • Ahah je te reconnais bien là Émilie ! Je suis d’accord sur le fait qu’il ne faut jamais dire jamais mais je crois que j’aurais énormément de mal à confier Loulou, c’est certain.
      Après, si la confiance est là, que c’est une personne que je connais d’avant… pourquoi pas mais ça restera encore à voir !
      Cependant je suis bien d’accord avec toi que si tout est bien en ordre, ça peut vraiment être une super expérience pour la/le propriétaire, le/la DP et la monture !
      Merci pour ton commentaire 😘💖

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  2. Nous avons le club en commun : ça ne m’a pas du tout convenu. En partie pour la place du cheval. Le club a sa raison d’être, mais pas pour moi.
    Je n’ai jamais eu l’idée de prendre une demie pension : je ne savais même pas que ça existait en fait.
    Comme mes loulous sont sur mes terrains, je ne peux pas réellement parler de pension (je ne sais pas en fait, je n’y connais rien). Comme Ganesh est exclusif, j’ai eu l’idée (stupide avec le recul) de le laisser avec quelqu’un d’autre.
    Malheureusement, aussi adorable qu’elle était, cette jeune fille venait pour monter, un peu en mode « club ».
    C’est à Ganesh que ça n’a pas plu (mais alors pas du tout et il me l’a bien fait savoir……) et je me suis sentie nulle, mauvaise limite maltraitante avec ce cheval. Je me suis traitée de tous les noms. J’ai pris un peu de recul avant de renouer avec Ganesh. Aujourd’hui il m’a pardonné (ou alors il a oublié, comme tu veux).
    Ce sera difficile de renouveler l’expérience. D’autant que les animaux sentent l’appréhension de leur propriétaire. Pourtant, je reste convaincue que c’est une bonne expérience de partages et d’échanges pour tous.
    Un sujet de réflexion à murir 😉

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  3. J’ai fait la demi pension sur un cheval de club, mais c’était particulier, parfois quand j’arrivais pour mon cours, le cheval était quand même attribué à d’autres et j’ai donc vite déchanté…
    Et puis j’ai eu une demi-pension sur mon ancienne jument… je lui faisais pleinement confiance, jusqu’à la fois où en revenant de vacances, la jument était bancale alors qu’elle venait de voir l’ostéopathe. J’ai appris ensuite que la personne avait galopé pleine balle dans les champs au lieu de suivre le protocole de rééducation, et qu’elle faisait monter une autre personne qui « montrait à la jument qui était le chef » quand elle n’y arrivait pas…
    Maintenant, c’est terminé, je ne confierais pas mon Djazz (mais j’ai des copines qui s’en occupent de temps en temps quand je ne suis pas là ^^)

    Aimé par 1 personne

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