Réflexion #5 : Suis-je vraiment une cavalière ?

Bonjour à tous ! Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour un nouvel article Réflexion. J’aime beaucoup les rédiger et je vois en plus que ça te plait alors c’est vraiment top ! Pour ce nouvel article, on va donc parler de la définition du cavalier/cavalière dans mon cas 😉 Oublie tout ce que tu sais, on va changer de dimension. 

Déjà, je tiens à te remercier si tu fais parti de ma communauté Instagram car c’est là-bas que j’ai proposé de choisir le thème de l’article ! Depuis quelques temps j’ai envie d’écrire sur ce thème et je suis ravie qu’il te plaise à toi aussi 🙂 Cet article est un peu différent des autres, légèrement plus engagé que les précédents, mais je préfère être transparente et te retranscrire vraiment ce que je pense, plutôt que de me cacher derrière la facilité.

Reprenons depuis le début

Comme tu le sais, j’aime bien repartir des bases et reprendre brièvement les définitions de plusieurs sources. Voyons ce que me disent mes vieux bouquins.
D’après le Larousse : « Personne qui monte à cheval ». Et d’après l’Internaute : « Personne montant à cheval ». Et enfin, d’après le CNRTL : « Personne à cheval ou sachant monter à cheval ». Du coup, on est assez d’accord les uns avec les autres mais qu’en est-il de la personne qui ne monte pas les chevaux ? Une personne qui s’en occupe et qui prend le temps de les travailler à pied ? Sommes-nous tous et toutes cavaliers / cavalières ? Et bien pour moi, la réponse est non.

Comme vu dans les définitions, le cavalier (ou cavalière) est une personne qui monte ou qui sait monter, physiquement, sur un cheval. C’est donc une personne lambda qui un jour s’est simplement dit « tiens, si je montais sur un cheval ? » et hop, le voilà cavalier. Non, il existe des tas d’autres représentations derrière ce mot. Et je me demande même si je suis, finalement, cavalière ? Je crois bien que non, même si j’ai un cheval et que je « sais » monter à cheval.

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Ce que l’on cache derrière ce mot

Pour ma part, je ne me considère pas uniquement cavalière. Certes, je « sais » monter à cheval, avec mon niveau et mes défauts mais l’aventure ne s’arrête pas là, au contraire, elle débute même largement avant. Avant de monter à cheval, on devrait tous et toutes apprendre à comprendre et à connaitre cet animal. Se demander pourquoi on lui monte dessus et pourquoi on lui demande de faire des tours dans un manège ou sauter des obstacles. Se demander également comment il fonctionne, de quoi a-t-il besoin, de s’inquiéter de sa santé et de son bien-être. Tout cela, on l’oublie. Tout cela, on ne l’apprend pas lorsque l’on commencer en poney club. Pourquoi ? Car ce n’est pas rentable. Et ça me rend malade d’entendre ça.

Aujourd’hui, je ne me considère pas comme cavalière, car je ne monte pas mon cheval. Pourquoi ? Car nous ne sommes pas prêts. Oui, cela va bientôt faire un an que nous sommes ensemble et même si au départ, je voulais le débourrer à la monte, je n’en ai plus envie. Je n’ai pas envie de lui infliger mon poids sur son dos. Je n’ai pas envie de communiquer avec lui via la contrainte d’un harnachement. Mais je t’entends hurler derrière ton écran : Quoi ? Comment est-ce possible ? Oui, c’est possible. La preuve, c’est exactement ce que je fais. Je passe des heures à chercher des informations, à mieux comprendre comment les chevaux fonctionnent, ce qui est bon pour eux, ce qui l’est moins. Je croise mes informations afin d’avoir plusieurs points de vue. Sans jamais oublier, que personne n’a la science infuse, pas même moi. Peut-être trouve-tu que je vais trop loin ? Et c’est bien ton droit. Fais-toi ta propre opinion, c’est le plus important. Tu as le droit de ne pas être d’accord avec les autres, à partir du moment où tu es en accord avec toi-même 🙂

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Alors cavalière ou pas ?

Je n’aime pas les étiquettes (petit clin d’oeil au superbe article de Cavali’Erre). Je n’aime pas mettre les gens dans des cases et ne plus y toucher. J’ai envie d’apprendre, de me remettre en question, de tester des choses, d’en tirer des leçons, de tester, d’approuver, d’aimer, de détester,… Et être cavalière, dans tout cela, ça n’a tellement plus d’importance. J’ai envie d’être la meilleure humaine que mérite mon cheval, c’est tout ce qui m’importe. J’ai envie d’être digne de lui, de lui offrir la plus belle vie qu’il mérite. Alors oui, je peux me tromper, et ça m’est arrivé déjà, mais ça m’a permis d’apprendre et d’avancer avec lui.

Je ne suis pas simplement une cavalière. Je suis beaucoup plus que cela et j’espère que toi aussi, tu ne te contentes pas d’être simplement spectateur de ton compagnon, mais bien acteur de son bien-être. Se renseigner, apprendre, poser des questions, essayer, échouer, retenter, réussir,… Tu apprendras tellement plus sur ton animal préféré en étant à ses côtés plutôt que sur son dos.

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8 réflexions sur “Réflexion #5 : Suis-je vraiment une cavalière ?

  1. J’utilise souvent le mot cavalière, mais parce que je n’en connais pas d’autre. Pourtant il est en effet bien loin de ce que je vis au quotidien, puisque je ne suis plus cavalière au sens premier du terme que de manière occasionnelle.
    Femme de cheval serait trop prétentieux, équi-piétonne c’est un peu moche, propriétaire trop dur,… Alors juste une curieuse amoureuse des chevaux peut-être, comme toi. Et c’est ça qui est beau!
    (Et merci pour le clin d’oeil)

    Aimé par 1 personne

  2. Diantre, cet article m’avait échappé alors que j’adore ce type d’écrits…
    Pour ma part, je me considère comme amoureuse. Je suis amoureuse des chevaux pour eux-mêmes, je suis amoureuse de Be Bop depuis que je l’ai vu, juste pour lui et pas pour ce qu’il a à m’offrir, et je suis amoureuse de l’art équestre pour la communion à deux qu’il peut offrir. Alors bien sûr, je suis cavalière, je monte à cheval très régulièrement… Mais j’ai passé des années à ne pas mettre une fesse sur un cheval et pourtant, c’était déjà une grande partie de ma vie. Je lisais sur les chevaux, je regardais les chevaux, je caressais les chevaux, j’étais fascinée par eux… J’étais celle qui en montrait un du doigt avec joie et qui tenait à le voir passer. J’allais aux jumpings pour en voir partout, sans même en avoir monté un seul de ma vie. Aujourd’hui, j’écris sur eux (et sur l’équitation, c’est vrai) parce que ça continue de me fasciner. Alors oui, je suis amoureuse. 🙂

    Aimé par 1 personne

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